Regards Croisés

Photographies

Nicolas MOSCARA

Dans le jardin secret des célébrités

S’il était né avant l’invention de la photographie et celle de la télévision, Nicolas Moscara aurait sans doute suivi les traces de son ancêtre le peintre Charles Pécrus, l’ami d’Eugène Boudin, le précurseur de l’impressionnisme et le maître de Claude Monet.

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Avant d’étudier l’art de la photographie à l’école des Gobelins, Nicolas prend ses premières photos à 15 ans.

Après son Bac, il rejoint à Cuba son oncle, compagnon du Che et revient avec une série de clichés noir et blanc très inspirés d’ Henri Cartier Bresson. Nicolas décidera de devenir photo-journaliste.

C’était à l’époque de France Soir. Période mythique de la grande presse. Dans les années 80, tout le monde lit « France Soir », et regarde avec avidité les photos du plus grand tirage de la presse française. Photos qui trouvèrent la consécration, en 1981, avec la création de France Soir Magazine qui a donné la chance à de jeunes photographes.

Nicolas Moscara était de ceux-là. A 25 ans, il se voit propulsé par sa rédaction en chef chez les vedettes du show biz. Serge Gainsbourg, Gérard Depardieu, Johnny Holliday, France Gall, Renaud, Catherine Deneuve…

En 1987, il a 30 ans, change de métier, devient réalisateur de documentaires et couvre la guerre du Liban, la répression sanglante place Tiananmen, les événements d’Ouvéa, la 1re guerre du Golf et la libération du Koweït, la Yougoslavie et la guerre civile en Algérie, l’Afghanistan, la Somalie. Il suit les missions du GIGN, des Commandos Marine, de la Légion étrangère, des pompiers de New-York, du 36 quai des Orfèvres et se spécialise dans les métiers de l’urgence médicale en hélicoptère. Il travaille pour les grandes chaînes de télévision française et ses documentaires sont diffusés à l’étranger.

Aujourd’hui, Nicolas Moscara nous invite à retrouver des célébrités immortalisées il y a 35 ans. Des clichés inconnus, car, suprême privilège, Nicolas Moscara les a photographiées chez elles en ouvrant les portes présumées inaccessibles de leur jardin secret.

Peintres

Antonio Cabello Reyes

Et si l’on devait invoquer nos chairs, nos mémoires, nos pensées ?
Quelles couleurs, quels mouvements, humeurs ou ironies diraient vraiment ce que nous sommes ?
Lumineux, Vivant, Dense, Épais, Irréel…Oui, tout cela sont les sens et l’expression ordinaire de ce Peintre Andalou.

Il peint sans fausse pudeur, forcant l’effacement des temps du doute qui nous effleure ici ou là.
Il peint les humeurs, les mémoires, les chairs, les présences, la beauté !
Et comment ne pas considérer ainsi, que rien n’existe vraiment dans son travail qui ne suggère quelques autres
identités !?

Les pupilles de ces portraits sont regardeurs…
Les corps ou les visages sont de couleurs non assagies…
Ainsi, l’on s’éloigne avec lui pour quelques autres paradigmes, plus enclins à la liberté ou aux délires.
Antonio Cabello Reyes est un peintre inhabituel, entier,…, son ironie est fertile et luminueuse.

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¿Y si tuviéramos que invocar nuestra carne, nuestros recuerdos, nuestros pensamientos?
¿Qué colores, movimientos, humores o ironías dirían realmente quiénes somos?
Luminoso, Vivo, Denso, Denso, Irreal … Sí, todos estos son los sentidos y la expresión ordinaria de este Pintor
andaluz.
Pinta sin falsa modestia, obligando a borrar los tiempos de la duda que nos ocurrirse aquí y allá.
¡Pinta los humores, los recuerdos, las carnes, las presencias,…, la belleza!
¿Y cómo no considerar esto, que nada existe realmente en su obra que no sugiera otras identidades?
Las pupilas de estos retratos son espectadores …
Los cuerpos o los rostros son de colores moderados …
Así, nos alejamos con él por algunos otros paradigmas, más propensos a la libertad o el delirio.
Antonio Cabello Reyes es un pintor insólito, íntegro, …, su ironía es fecunda y luminosa.
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What if we had to invoke our flesh, our memories, our thoughts?
What colors, movements, moods or ironies would really say who we are?
Bright, Alive, Dense, Thick, Unreal … Yes, all these are the senses and the ordinary expression of this Andalusian
Painter.
He paints without false modesty, forcing the erasure of the times of the doubt that touches us here and there.
He paints moods, memories, flesh, presences, beauty!
And how can we not consider this, that nothing really exists in his work that does not suggest some other identities
!?
The pupils of these portraits are onlookers …
The bodies or the faces are of unmitigated colors …
Thus, we move away with him for some other paradigms, more prone to freedom or delusions.
Antonio Cabello Reyes is an unusual painter, whole, …, his irony is fertile and luminous.

Avec notre partenaire PCAgalleryart d’Alicante

Monika Sabo

L’univers artistique de l’artiste Slovaque Monika Sabo est pour le moins étonnant ou extraordinaire.
Onirique ou particulièrement réaliste, il rassemble, individualité, foule humaine,…
Il s’agit là de Regards Singuliers-Pluriels qui expriment autant, douleur, amour, passion que émotion, tristesse et…joie.
Oeuvres originales aux visages crucifiants, les propos exprimés de Monika Sabo nous envahissent et nous entraînent.
Comment dire cette nécessité de l’exploration de l’être sans en harceler notre foi profonde en l’autre ?!
Pour l’artiste l’irréalité du rêve, de la pensée également, jaillissent dans ses œuvres ou regards; portraits et corps sont des cris bruyants, vecteurs de l’ordinaire ou silence de l’immortatilé !?.

 

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…The artistic universe of the Slovak artist Monika Sabo is at the very least surprising or extraordinary.
Dreamlike or particularly realistic, it gathers, individuality, human crowd,…
Those are Singular-Plural Gaze which can express such, pain, love, passion as well as emotion, sadness and … joy.
Original works with crucifying faces, the expressed words of Monika Sabo overwhelm and take us away.
How can one express this necessity of the exploration of the self without harassing our deep faith in others?
For the artist, the unreality of dream, and thought, spring up in her works or gazes; portraits and bodies are but noisy cries, vectors of the ordinary or silence of the immortality!?….

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…El universo artístico de la artista eslovaca Monika Sabo es por lo menos sorprendente o extraordinario.
Onírico o particularmente realista, reúne, la individualidad, la multitud humana,…
Son Vistas Singulares-Plurales que expresan tanto, el dolor, el amor, la pasión como la emoción, la tristeza y… la alegría.
Obras originales con caras crucificados, las palabras expresadas de Monika Sabo nos absorben y nos llevan allá.
¿Cómo podemos expresar la necesidad de explorar nuestro ser, sin acosar nuestra profunda fe en el otro?
Para la artista, la irrealidad del sueño, y pensamiento también, brotan en sus obras o miradas; ¡los retratos y los cuerpos son gritos ruidosos, vectores de lo ordinario o silencio de la inmortalidad!?….

Avec notre partenaire PCAgalleryart d’Alicante

Jaume Marzal Canós

Cet homme est un personnage de Vies, de Cultures, de Regards et d’Écoutes…toujours singulièrement plurielles.!
Vies ; celles, multiples qu’il a connues, vues, entendues ou découvertes ici et là ; au pied d’un désert, dans les
steppes, au cœur de villes, dans les villages oubliés et sereins, en Asie, Arabie, Europe ; Ici et Ailleurs…
Cultures ; comme celles qui l’ont percuté, façonné, interpellé, pour lui qualifier ses tolérances ordinaires, et les
couleurs de ses engagements extraordinaires…
Regards ; comme ceux qui devinent avant de voir et qui entrevoient avant de deviner enfin, et comprendre…
Et puis l’écoute, le bruit des choses, le bruissement des sentiments et des valeurs : il lui doit cela à l’écoute, mais il
n’en dit rien !
A nous de comprendre, de regarder son travail ses expressions, les poètes et philosophes qu’il cite et pose dans
ses œuvres en considérant toutes les émotions qui nous construisent, nous émeuvent, nous interpellent…
Est ce un poète ou un homme que cet Artiste, ce peintre discret et généreux ?
Sans doute un Personnage et un Poète, que cet Homme !

 

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This man is a character of Lives, Cultures, Looks and Listens…always singularly plural !
Lives; the multiple ones he met, saw, heard or uncovered here and there; at the foot of a desert, in the steppes, in
the heart of cities, in forgotten and serene villages, in Asia, Arabia, Europe; Here and Anywhere…
Cultures; like those which have struck him, shaped him, challenged him, and shaped his usual tolerances, and the
colours of his extraordinary commitments…
Regards; like the ones who can guess before they see, and glimpse before they finally guess, and understand…
And then listening, the noise of all things, the murmur of emotions and values: he owes this to experience, but he
never says about it!
It’s up to us to understand, to observe his work, his expressions, the poets and philosophers that he quotes and
poses in his works, considering all the emotions that build us, move us, challenge us…
Is he a poet or a man this Artist, this discreet and generous painter?
Undoubtedly a Character and a Poet, this Man !
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Este hombre es un personaje de Vidas, Culturas, Miradas y Escuchas…¡siempre Singularmente plural!
Vidas; las muchas que conoció, vió, oyó o descubrió aquí y allá; al pie del desierto, en las estepas, en el corazón
de las ciudades, en olvidados y serenos pueblos, en Asia, Arabia, Europa; aquí y en otros lugares…
Las culturas; como aquellas que lo han golpeado, moldeado, desafiado, para cualificar sus tolerancias ordinarias,
y los colores de sus compromisos extraordinarios…
Miradas; como las de aquellos que adivinan antes de ver y que entreveen antes de adivinar al final, y entienden…
Y luego la escucha, el ruido de las cosas, el susurro de los sentimientos y los valores: ¡se lo debe a la escucha,
pero no lo dice!
Nosotros tenemos que entender, mirar su obra, sus expresiones, los poetas y filósofos que cita y plantea en sus
obras, considerando todas las emociones que nos construyen, nos mueven, nos desafían…
¿Es un poeta o un hombre este Artista, este pintor discreto y generoso… ?
Sin duda un Personaje y un Poeta, este Hombre!

Avec notre partenaire PCAgalleryart d’Alicante

Hubert Duprilot

Hubert Duprilot occupe une place singulière dans la peinture, entre art brut et expressionnisme.
Une recherche sans limites pour offrir une œuvre à part, qui laisse immanquablement une trace forte dans l’esprit du spectateur.

Sa représentation de l’humanité fait montre d’une grande sensibilité, d’un besoin viscéral de peindre.
Les couleurs, les sujets graves, mythologiques ou plus « légers » traduisent les rapports de l’homme avec sa condition.

Sa démarche l’inscrit dans un sillon prestigieux qu’empruntèrent jadis Zoran Music ou Giacometti.
Hubert Duprilot est né en 1975 et vit à Rouen en France.

Hubert Duprilot passe du dessin à la peinture, met de la colle, prend un morceau de carton, un crayon, un peu d’encre…

Et les idées sont là, qui pressent les gestes, les images arrivent qui en appellent d’autres.
L’artiste rebondit sans cesse vers d’autres choses, se renouvelant toujours.
Il excelle dans sa capacité à mettre en scène couleurs et matières, proposant un éventail de techniques qu’il met cependant au service d’une quête de sens.
Ses pseudos planches anatomiques où les croquis se partagent le territoire avec l’écriture, les taches et les coulures savamment orchestrées, sont pour l’œil et l’intellect, un régal d’invention et nous démontrent que l’art n’a pas fini d’être innovant.

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Hubert Duprilot occupies a unique place in painting, between art brut and expressionism.
A boundless search to offer a work apart, which inevitably leaves a strong mark in the mind of the viewer.
His very remarkable representation of humanity shows great sensitivity, a visceral need to paint.
The colors, the serious, mythological or “lighter” subjects reflect the relationship between man and his condition. His approach places him in a prestigious furrow that once used Zoran Music or Giacometti.
Hubert Duprilot was born in 1975 and lives in Rouen in France.

Touching on everything talented, Hubert Duprilot goes from drawing to painting, puts on glue, takes a piece of cardboard, a little ink …
And the ideas are there, which urge the gestures, the images arrive which call for others.
The artist is constantly rebounding towards other things, always renewing himself.
He excels in his ability to stage colors and materials, offering a range of techniques that he nevertheless puts at the service of a quest for meaning.
His pseudo anatomical plates where the sketches share the territory with the writing, the spots and the skillfully orchestrated drips, are for the eye and the intellect, a delight of invention and demonstrate to us that art has no finished being innovative.

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Hubert Duprilot ocupa un lugar singular en la pintura, entre el Arte marginal y el expresionismo.
Una búsqueda ilimitada para ofrecer una obra aparte, que inevitablemente deja una fuerte traza en la mente del espectador.
Su muy notable representación de la humanidad muestra una gran sensibilidad, de una necesidad visceral de pintar.
Los colores, los temas serios, mitológicos o “más ligeros” traducen la relación entre el hombre y su condición. Su proceso es parte de un prestigioso recorrido que Zoran Music o Giacometti siguieron en el pasado.
Hubert Duprilot nació en 1975 y vive en Rouen en Francia. 

Hubert Duprilot es un artista con talento. Va del dibujo a la pintura, se pone pegamento, toma un trozo de cartón, un poco de tinta…
Y las ideas están ahí, presionando los gestos, llegan las imágenes que llaman a otros.
El artista siempre está rebotando a otras cosas, siempre renovándose.
Sobresale en su habilidad para escenificar colores y materiales, ofreciendo una gama de técnicas que, sin embargo, pone al servicio de la búsqueda de sentido.
Sus pseudo placas anatómicas, donde los bocetos comparten el territorio con la escritura, las manchas y los goteos hábilmente orquestados, son para el ojo y el intelecto un deleite de la invención y nos muestran que el arte no ha terminado de ser innovador.

Avec notre partenaire PCAgalleryart d’Alicante

Annick Bergeon 

Le trait brut, presque agressif, et passionné de Annick Bergeon cache sous une apparence presque enfantine la détermination d’une Artiste au langage épistolaire, éminemment poétique.

Ces portraits impulsifs et tenaces vous apostrophent d’un regard cru et soutenu ; reflétant tel un miroir brisé une émotion à vif, une légère folie d’un univers en décalage.

Annick Bergeon est sensible au hasard et à la folie, parties essentielles de l’équilibre ordinaire.
Elle s’exprime et peint sans révérence aucune pour les normes, lois,  perception ou acceptation par l’œil extérieur ; elle peint en liberté !

La résurgence de l’inconscient, l’automatisme dans son expression fondatrice la plus pure, nés d’une passion spontanée et complètement débridée sont alors retranscrites frénétiquement par d’innombrables voix, sur d’innombrables toiles, papiers et autres supports.

Annick Bergeon est dans son élan créatif et sauvage ; elle est sans retenue !!

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Annick Bergeon’s raw, almost aggressive, and passionate stroke hides under an almost childlike appearance the determination of an Artist with an eminently poetic and epistolary language.

These impulsive and tenacious portraits call out to you with a crude and sustained gaze; reflecting, like a broken mirror, a raw emotion, a slight madness of a off-beat universe.

Annick Bergeon is sensitive to random fate and madness, essential parts of the everyday equilibrium.
She expresses herself and paints with no reverence for norms, laws, perception or acceptance by the outside eye; she paints freely!

The resurgence of the unconscious, automatism in its purest founding expression, born of a spontaneous and completely unbridled passion are then frantically retranscribed by countless voices, on countless canvases, papers and other supports.

Annick Bergeon is in her creative and wild impetus ; unrestrained !

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La raya cruda, casi agresiva y apasionada de Annick Bergeon esconde bajo una apariencia casi infantil la determinación de un Artista con un lenguaje sumamente poético y epistolar.

Estos retratos impulsivos y tenaces te apostrofan con una mirada bruta y sostenida; reflejando, como un espejo roto, una emoción cruda, una ligera locura de un universo desfasado.

Annick Bergeon es sensible al azar y a la locura, partes esenciales del equilibrio ordinario.
Se expresa y pinta sin reverencia por las normas, leyes, percepción o aceptación del ojo externo; ¡pinta libremente!

El resurgimiento del inconsciente, el automatismo en su más pura expresión fundadora, nacido de una pasión espontánea y completamente desenfrenada son entonces frenéticamente retranscritos por innumerables voces, en innumerables lienzos, papeles y otros soportes.

Annick Bergeon está en su ímpetu creativo y salvaje; ¡sin restricciones!

Avec notre partenaire PCAgalleryart d’Alicante

Constance de Maistre

Mon travail s’inspire des lignes, des textures , des couleurs de la nature qui se mélangent avec les souvenirs de vies pour faire naitre de grandes abstractions multi techniques.

Je laisse une grande part au hasard, à la spontanéité. Ma proximité avec la nature, ma relation au monde , sont des fils conducteurs dans ma peinture .

Série ” sur le vif”
Au départ ce sont des croquis sur le vif, des empreintes de couleurs, des rythmes , des traits. Avec ces carnets de” l’instant”, je travaille ensuite sur de grands formats en atelier, avec des collages souvent, des
superpositions, pour retranscrire certains éléments de mon imaginaire et de ma mémoire.

Les paysages de mer , de montagnes , sont mes inspirations les plus fréquentes.

Christiane Rancelot

Christiane Rancelot s’inspire des souvenirs des étés de l’enfance, et des scènes de bien être et de plaisir.

Elle s’est toujours attachée à la représentation de l’humain au travers de différents thèmes et en commençant par le dessin de modèle vivant pendant de nombreuses années. Elle nous raconte que les été de notre jeunesse sont les plus beaux de notre vie.

Ses interprétations de l’eau sont autant de compositions vues à travers le filtre des reflets changeants et flous.
Elle aime dire que ce ne sont pas des petites filles qu’elle peint, mais la petite fille qu’elle n’est plus car tout artiste s’inspire de l’enfance. Elle peint à l’huile en superposant de fines couches et en finissant par quelques touches plus épaisses.

Eunice Green

Originaire de Champagne Ardennes, Eunice Green est une artiste totalement autodidacte.
Enfant secrète et solitaire, elle donne au dessin une place importante dans sa jeune vie : « S’évader par la mine ». Des cahiers de classes griffonnés aux carnets à dessins, Eunice exploite le moindre morceau de papiers libres pour y croquer
tout et n’importe quoi mais dans les moindres détails…

Elle boudera pendant près de 15 ans ses carnets de croquis et ses crayons. Aujourd’hui elle ne souhaite qu’une seule chose : « s’évader de nouveau par la mine ». Processus de création:
Eunice Green aime explorer, tester et se tester…
Fuyant la monotonie, l’ennui, et avide de tout expérimenter, elle passera aisément de l’aquarelle, à l’huile en passant par le stylo feutre ou le fusain.

Telle une actrice, elle aime jouer différents rôles et ne s’enferme pas dans un seul style. Elle puise son inspiration dans tout ce qui l’entoure : une forme, un objet, une scène, un mot, une musique…. LA musique élément indissociable à son processus de création. A l’image de sa pluralité, ses collections sont colorées ou
monochromes.

Malgré tout on peut reconnaître son identité artistique dans la manière de lier les couleurs entre elles. Attachée aux détails, elle apportera à ses œuvres du réalisme et tentera de se rapprocher au plus près du sujet. Mais comme tout n’est que paradoxe elle laissera parfois comme une emprunte inachevée et brouillonne à ses toiles: coulures, projections, vide… Libre à celui qui contemple d’imaginer la suite. Elle peint sous le pseudonyme de Eunice Green en référence à la chanteuse Nina Simone qu’elle écoutera inlassablement…

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« Sinnerman », « I’m feeling good », « take me to the water »…des morceaux inspirants, envoûtants qui lui insufflent
ce besoin de liberté: liberté de pensées, liberté de créer, liberté d’être soi!

Artiste de caractère, elle est sensible à la condition féminine dans notre société.
C’est au travers d’une collection de portraits « la femme dans tous ses états » et d’une série de nus qu’elle rendra hommage à la femme.
Fervente amoureuse et défenseur de la nature elle déclinera une série d’animaux acidulés et dynamiques sur des toiles noires. Elle donnera une autre dimension à cette série « animale » avec des crayonnés noirs sur papier kraft.

Collaborations:
Eunice aime partager et échanger c’est pourquoi plusieurs collaborations artistiques seront prévues pour cette nouvelle année, notamment avec l’artiste strasbourgeois En4ki dont l’univers coloré l’a séduite. (Insta: EN4KI / Facebook /
www.en4ki.com )et avec l’artiste Krees (Insta: k-r-e-e-s )
Un projet d’envergure est prévu dans l’école primaire Montaigne à saint Médard en jalles, en collaboration avec
l’équipe enseignante et tous les élèves. Elle aime particulièrement le contact avec les enfants dont la créativité naïve la surprendra toujours.

Vous pouvez suivre toute son actualité sur sa page facebook : Eunice Green ou sur Instagram _eunice_green

Mélane

Est artiste plasticienne, diplômée d’une école d’arts appliqués et d’un master d’arts plastiques. Originaire de Bretagne, elle expose son univers artistique poétique et résolument contemporain sur l’ensemble de l’Aquitaine. Son atelier, situé sur la résidence d’artistes LE LAVABO (anciens « Bains Douches » de Floirac), est un lieu ouvert où il est possible de découvrir ses œuvres.

Mélane raconte la nature, les femmes, ses voyages et ses découvertes dans ses toiles et ses dessins. Elle se plaît à jouer avec les matières, à créer des univers figuratifs et abstraits où le

spectateur découvre un monde singulier et onirique. Les superpositions, les trames et les transparences côtoient le dessin en noir et blanc. Artiste férue de dessin, elle illustre également des ouvrages, des kamishibaï et des guides.

Mélane est enseignante à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux. Elle est également fondatrice de l’association Arteli.

 

Mounto REINHARDT

« …Mon existence est constituée de deux fondamentaux, l’Apparence et l’Intériorité.
L’Apparence m’est sensorielle, l’Intériorité structurelle.

Du pariétal à aujourd’hui, de l’alchimie à l’Art ; la connaissance, le savoir et l’existence n’ont cessé d’évoluer.

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Nous-mêmes, de par nos durées dans le temps qui est, faisons partie de l’Art ; sans lui nous n’existerions que mal.
L’intériorité résulte de cette transition par l’Art, de l’état organique devient spirituelle.

Ma peinture est l’enfantement d’un fait pictural.

C’est une recherche en perpétuel devenir, qui structure un univers introspectif, dépendant des lois d’un monde intérieur.

La ligne, la forme, la couleur sont mes éléments picturaux, ceux auxquels je consacre ma pensée, à finalité d’objectivités pour m’exécuter et créer… »

Avec notre partenaire PCAgalleryart d’Alicante

KREES

Une artiste qui prend soin de vous

Il y a du soleil dans l’œuvre de Krees. Normal pour cette artiste qui vit et travaille près de Bordeaux et aime absorber les énergies qui l’environnent. Celles de la rue. Celles de ses contemporains. Et si Picasso, Miro et Kandinsky ont pu nourrir son travail, c’est également chez les artistes de son temps comme dans les autres disciplines artistiques qu’elle puise l’envie de peindre.

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Une peinture qui commence toujours par le dessin. Elle qui se dit avoir longtemps été «handicapée de la couleur » a en effet commencé par réaliser à l’encre et à la mine graphite des dessins en noir et blanc. Sans idée préconçue, s’abandonnant à l’instinct, elle s’est alors mise à décliner une sorte de bestiaire fantastique qui peu à peu se laissa gagner par la couleur. D’abord le orange, puis le vert et le bleu, c’est à présent une myriade de teintes qui envahissent ses toiles.

Encore aujourd’hui, elle affirme dessiner « avant tout » avant que la couleur vienne « sublimer tout ça ». Chaque tableau est ainsi précédé d’une multitude de dessins dans lesquels elle laisse dériver son esprit dans une sorte d’état hypnotique qu’elle compare à celui d’un sportif ou d’un danseur, et en prenant soin de « se contrarier » pour ne jamais entrer dans le confort stérile de vieilles recettes plastiques.

Pour Krees, au contraire, dessiner devient une performance au cours de laquelle elle dit « se décaler » de sa part consciente pour trouver une harmonie toujours nouvelle et rafraîchissante. C’est donc dans un lâcher-prise sincère que naissent personnages et motifs qu’elle inonde ensuite de couleurs qui se mettent à habiter la composition d’une bonhommie rayonnante, afin d’apporter réconfort et soutien à celui qui la regarde. Car l’artiste ne voit pas la peinture comme seulement visuelle.

Chaque œuvre est pour elle comme possédée d’une énergie qu’elle veut bienveillante pour le regardeur. Loin de n’être que des objets de décoration, elle considère ses tableaux comme détenteurs d’une force protectrice, capables de veiller sur leur public. C’est donc tout naturellement que Krees eut l’idée en mars 2020, soit dès le début du confinement auquel fut astreinte la population française pour enrayer la progression du Covid-19, de peindre sur un masque en tissu – de ceux qui deviendront par la suite obligatoires dans les lieux publics – une créature à la crinière bleue, à la face jaune et aux membres rouges.

L’accompagnant du slogan « Prenez soin de vous », ce Zaz le protecteur pourrait alors bien incarner la philosophie de cette artiste résolument humaine. Un pied de nez à un siècle décidément bien morose et l’envie de veiller sur l’autre dans la joie et la couleur.

Cette couleur qui dans Zenus révèle alors toute sa force libératrice et ses vertus bienfaitrices. Elle s’y incarne en effet sous les traits d’une double figure qui, toute en rondeurs et en quiétude se joue et déborde d’une structure géométrique comme des limites que nous imposent trop souvent la raison et le raisonnable. Krees préfère quant à elle la fantaisie colorée et bienveillante de l’imaginaire et nous invite, comme dans Nihon Sahu à « être heureux » et à briser nos prisons intérieures.

Comment ? En nous prenant moins au sérieux et en nous laissant gagner par les forces positives qui sont là autour de chacun de nous. Une ouverture que l’artiste bordelaise voit comme une source intarissable de calme et de liberté et dont ses œuvres sont autant d’ambassadrices bienheureuses.

Sculpteurs

Nadine Vergues

Et c’est un futur impensable et magnifique qu’elle offre à la matière rejetée, si celle-ci lui fait confiance, dans ce mouvement à la fois spirituel et matériel, physique et intellectuel, fulgurant et patient qu’est l’œuvre de création par laquelle, humblement, dans un repli du temps enfoui au cœur du quotidien, elle transfigure ! 

Oui, Nadine Vergues transfigure, à la fois créature et créateur, elle transfigure textiles et métaux, rejets de feutres et fin de rouleaux.

Après parfois de longs et beaux dessins préparatoires, armée de fers à souder, de machines à poinçonner, à découper, à transpercer, à chauffer, elle détaille, elle entaille, elle détoure, elle entoure, elle assemble, elle rassemble, elle coud, elle en découd et elle recoud, elle soude, elle fond, et sous les coups de ses coudes les miracles se font…

Métamorphes inclassables, incassables et délicats, tableaux sculptés dans la matière, assemblages de formes qui se souviennent de l’humanité de leur créatrice, foule de visages sans masques dont le regard, intense et intérieur, nous respecte et nous dit « choisis ! »

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…And it is an unthinkable and magnificent future she offers to the discarded matter, if the matter trusts her, in a movement simultaneously spiritual and material, physical and intellectual, soaring and patient, which constitutes the process of creation by which, humbly, in a fold of time buried in the heart of everyday life, she transfigures!

Yes, Nadine Vergues transfigures, both creator and creature, she transfigures fabrics and metals, discarded felts and the scraps of rolls.

Sometimes after long and beautiful preliminary drawings, armed with soldering irons, punching, cutting, piercing and heating machinery, she cuts, carves, unwraps, surrounds, assembles, combines, sews, cuts and re-sews, solder, melts, and under the force of her elbows, miracles are created…

Unclassifiable, unbreakable and delicate metamorphoses, paintings sculpted in the material, assembly of forms that remember the humanity of their creator, a crowd of faces without masks, whose intense and interior look respects us and ask us to “choose! “…..  

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…¡Y es un futuro impensable y magnífico uno que ella presenta a la materia rechazada, si ésta confía en ella, en este movimiento a la vez espiritual y material, físico e intelectual, fulgurante y paciente, que es la obra de la creación por la que, humildemente, en un refugio de tiempo escondido en el corazón del cotidiano, ella transfigura!

Sí, transfigura, al mismo tiempo criatura y creador, transfigura tejidos y metales, fieltros descartados y el final de los bobinas.

A veces, después de largos y delicados dibujos preliminares, armada con soldadores, punzones, cortando, perforando, calentando, corta, recorta, rodea, ensambla, recoge, cose, corta y cose de nuevo, suelda, funde, y bajo los golpes de sus codos se realizan milagros…

Metamorfosis inclasificables, irrompibles y delicadas, cuadros esculpidos en la propia materia, conjuntos de formas que recuerdan la humanidad de su creador, una multitud de rostros sin máscaras cuya mirada intensa e interior nos respeta y dice “¡elige! “…..  

Avec notre partenaire PCAgalleryart d’Alicante

Caroline Chopin

Artiste de l’entier et des formes pleines, la sculptrice travaille d’abord et surtout l’argile, le plâtre puis le grès cérame et enfin la porcelaine, passant ainsi de la rudesse d’une matière à la délicatesse de l’autre.

Chaque médium donne naissance à une expression différente exprime avec le même matériau une période de lâcher prise où des formes organiques se mêlent dans un flot tumultueux.

Caroline Chopin façonne de façon spontanée, sans travail préparatoire, ce sont ses gestes, le contact avec la terre, le mouvement instinctif qui l’amène vers la création, puis les formes s’imbriquent, des volumes en surgissent et l’harmonisation des formes mène à la naissance de l’œuvre. 

 A la fois réelles et imaginaires, empreintes de finesse ou de robustesse, révélatrices de rondeurs ou d’arêtes, lisses ou rugueuses, élancées ou massives, les créations de Caroline Chopin sont le fruit de la réflexion et du questionnement d’une artiste qui recherche toujours à atteindre la profondeur des êtres ou des choses et qui les questionne.

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Artista de formas completas y plenas, el escultor trabaja ante todo con arcilla, yeso, luego gres porcelánico y finalmente porcelana, pasando así de la dureza de un material a la delicadeza de otro.
Cada medio da nacimiento a una expresión diferente expresa con un mismo material un período de desprendimiento donde las formas orgánicas se entremezclan en un fluir tumultuoso.
Caroline Chopin moldea de forma espontánea, sin trabajo preparatorio, son sus gestos, el contacto con la tierra, el movimiento instintivo lo que la lleva hacia la creación, luego las formas se superponen, emergen los volúmenes y la armonización de las formas conduce al nacimiento de la obra.
Tanto reales como imaginarias, improntas de delicadeza o robustez, revelando curvas o aristas, lisas o rugosas, esbeltas o macizas, las creaciones de Caroline Chopin son fruto de la reflexión y el cuestionamiento de una artista que busca siempre llegar a la profundidad de los seres o cosas y que les pregunta.

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An artist of the whole and full forms, the sculptor works first and foremost in clay, plaster then porcelain stoneware and finally porcelain, thus moving from the harshness of one material to the delicacy of another.
Each medium gives birth to a different expression expresses with the same material a period of letting go where organic forms mingle in a tumultuous flow.

Caroline Chopin shapes spontaneously, without preparatory work, it is her gestures, contact with the earth, the instinctive movement that brings her towards creation, then the forms overlap, volumes emerge and the harmonization of forms. leads to the birth of the work.

Both real and imaginary, imprints of finesse or robustness, revealing curves or edges, smooth or rough, slender or massive, Caroline Chopin’s creations are the fruit of the reflection and questioning of an artist who seeks always reaching the depth of beings or things and who questions them.

Avec notre partenaire PCAgalleryart d’Alicante

Jean-François André

« L’art est un chemin personnel expérimental intègre. Je ne suis que l’interprète d’une alchimie complexe, en aucun cas un créateur. Juste un artisan traducteur ! »

 De la dérision, de l’humour, du beau, du laid, des contradictions, du plaisir du partage et des rencontres, de la sculpture, mais aussi des livres, de la peinture, des dessins, du mobilier, de l’art abstrait, du Street art, des installations, des performances, des collaborations …

« Je suis à l’automne de ma naïveté et au printemps de mes déceptions. L’art n’est intellectuel que pour ceux qui veulent le justifier, pour ma part ce n’est qu’un besoin ! Je peux être naïf aujourd’hui, abstrait demain; figuratif hier, ringard après-demain , humain…»

Ne juger pas son travail, laisser vos émotions le ressentir ou l’ignorer  et ne réduisait pas l’homme à l’artiste, il est bien plus complexe.

Son atelier showroom  situé dans d’anciens bains douches de la métropole de Bordeaux est ouvert au public.

Le Lavabo,  5 avenue Pierre Curie à Floirac

06 82 65 99 57

mesculptures.fr

MANOYAN

Autodidacte, passionnée de sculpture;
Née à Paris, je navigue aujourd’hui entre la terre des Graves de Bordeaux où je vis et le coeur de Paris où je me ressource..

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Mon inspiration nait des valeurs que je porte De la beauté qui me fascine. De la laideur qui me dévore. De mua honte devant mes bras croisés. De ma révolte devant les incohérences de ce monde.

Ma trame de fond est portée par la recherche du mouvement juste, celui par lequel l’être tout entier de révèle.

Et par ma conviction que nous ne formons qu’un tout avec la nature qui nous entoure. C’est l’écorce de bois qui, intégrée dans le mouvement d’une oeuvre sculptée se révèle et qui donne
tout son sens.

Jean Claude CAUSSE

Sculpteur par désir, les créations de Jean Claude Causse nous parlent de la société actuelle.Son oeuvre plurielle explore les questionnements de notre temps. Il nous invite à regarder au-delà des apparences, à ne pas s’arrêter à l’esthétique et autres diktats imposés par les divers influences sociaux. Autrement dit, à « regarder derrière le rideau ».

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L’artiste se refuse à toute forme d’emprisonnement par le style ou le genre artistique et préfère s’intéresser au fond plutôt qu’à la forme.

« Donner du sens aux formes et une âme à la matière »

Maitrisant plusieurs techniques, il travaille une large variété de matériaux, ce qui lui permet de s’exprimer avec pus de force.

Ses œuvres enrichissent des collections privées à : New York, Londres, Osaka, Sidney, Rio de Janeiro, Madrid, Paris, Marseille, Bordeaux…

Hélène YOUSSE

Hélène Yousse crée son art avec une allégeance totale, sans concession, par nécessité.

Un besoin qui n’admet pas d’abandonner.

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Ce qui puise son énergie dans le battement d’une plaie ouverte, poussé par l’urgence de dire directement ce qui doit être dit.

Que serait sans cette création d’art, la manipulation de la matière?

La solitude, la folie, la mort. Le temps n’a pas le temps. Il se trouve dans une relation de tension avec l’observateur.

Dans une relation de douleur insupportable.

Les premiers figures se sont effondrées. Elles sont présentes.

Tellement présentes, pendant qu’elles parlent d’absence.

Du vide.

D’adieu.

De la disparition d’une personne très aimée et de sa douceur inoubliable.

Hélène vit avec ses personnages.
Elle parle avec eux. Elle les touche. Elle les caresse. Ils sont en vie.

Carl JAUNAY

Né le 7.01.1967 à Chateaubriant, Carl Jaunay a suivi une formation de Tôlier Formeur. Après un parcours entrepreneurial et créatif de plus 30 ans dans différents domaines d’activi-tés, il a rejoint en 2016, la Maison des Artistes pour une nouvelle aventure de « réanimateur d’objets » reliant son savoir faire et sa passion : faire du recyclage un Art.

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Sculpteur Designer, il réutilise du métal « historique » rouillé souvent orné de rivets type Eiffel, mais aussi de vieux outils, pour réaliser des sculptures, luminaires & mobiliers variés.

La rouille devient alors l’alliée de l’artiste, le métal se fait plus léger, et son âme dévoilée, nous donne l’envie de le caresser.

Avec des créations atypiques qui restent & qui durent, la matière nous révèle des patines qui témoignent de l’empreinte du temps sur chaque objet, pour des pièces uniques d’exception.

En 2019, certaines des pièces réalisées ont été cotées par un expert judiciaire d’art contem-porain connu. Au travers de l’association Recyclage Design il a réuni autour de lui un collectif d’artistes in-ternationaux : sculpteurs métal et bronze, photographe, peintres, mosaïste, verrier, tailleur de pierre.

Art digital

Thibault MESSAC

«Ma démarche revient à concevoir des œuvres qui vont répondre à des problématiques artistiques contemporaines (statut des œuvres à l’ère du numérique, la notion d’esthétique, la diffusion de l’art…) tout en portant un regard sur des questions sociétales (répercussion des actions humaines, questions environnementales, relations au vivant, liens à la Culture…)»

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Né à Bordeaux le 15/03/1984 Diplômé de l’école des Beaux arts de Bordeaux en 2009 (DNAP), où il vit et mène, en parallèle, une activité de plasticien et d’enseignement en arts plastiques et arts appliqués en collèges et lycées.

«Ma démarche revient à concevoir des œuvres qui vont répondre à des problématiques artistiques contemporaines (statut des œuvres à l’ère du numérique, la notion d’esthétique, la diffusion de l’art…) tout en portant un regard sur des questions sociétales (répercussion des actions humaines, questions environnementales, relations au vivant, liens à la Culture…)»

Dans une société de l’image, où celles-ci abondent, l’artiste doit se différencier pour émerger du flot visuel continu auquel tout un chacun est confronté. Le terme de flux est préférable, plus précis, il englobe deux notions différentes, d’une part l’idée de mouvement constant et, d’autre part, sous entend une notion d’abondance, de profusion.

Artistiquement l’idée de flux d’images peut renvoyer à la diffusion de l’art au cours de l’Histoire (transportabilité des œuvres, naissance de la photographie, reproductibilité et multiplication des images…) jusqu’à l’apparition de la vidéo, assimilable à un flux photographique. Les conséquences de ces apports techniques sur la perception des œuvres et dans l’apparition de nouvelles
pratiques artistiques sont profondes.

Aujourd’hui, nous baignons dans un flux continuel d’images quotidiennement, à travers les medias (tv, presse), la publicité (à même la rue), internet et les réseaux sociaux, dont la plupart ne sont plus choisis mais imposés.

Mes travaux mettent en perspective ces problématiques d’abondance et de diffusion des images (à travers la décision de travailler l’image fixe, la représentation, la matérialité des œuvres, et leurs conditions de monstration…)

Mais comment l’image artistique peut-elle émerger, se différencier de ce flux journalier ? Quelle doit être sa spécificité et peut elle encore en avoir une ?  Pour répondre à ces problématiques, il est nécessaire qu’elle retrouve une «aura» telle que l’envisageait Walter Benjamin.

C’est-à-dire que l’œuvre d’art doit se différencier de sa propre image, et ne pas se résumer uniquement à sa représentation. C’est d’autant plus  problématique dans le cas d’œuvres reproductibles, comment faire en sorte qu’une photographie présentée dans le cadre d’une exposition se démarque de sa version numérique diffusable sur internet ?

Pour répondre à ces problématiques je conçois mes travaux comme une rencontre entre le public et l’œuvre, une expérience.  Dans le cas des fresques numériques, ces travaux sont facilement diffusables via des écrans (internet) ou imprimables dans des formats conséquents mais ils ont été conçus pour être monumentaux, ainsi ils prennent leur pleine dimension, d’innombrables  éléments, indiscernables à échelle réduite, apparaissent et toute la richesse de ces pièces peut être entrevue. Une expérience immersive est alors proposée aux spectateurs. De cette manière, appréhender l’œuvre réellement et non sa représentation est, pour le spectateur, une expérience atypique et non substituable. Ainsi je parviens à redonner cette «aura» à des œuvres
contemporaines.

Par ce positionnement je m’affranchis de maitriser la diffusion de mes travaux (via internet notamment) en définitive ce qui circule n’est pas l’œuvre, cela n’a pas de valeur et peut appartenir au flux visuel quotidien. Cependant cette représentation peut être un moyen pour le public d’accéder à l’œuvre en suscitant son attention, pour se faire je m’appuie sur l’esthétisme.

C’est un fait, on vit une époque de l’esthétisation, celle ci est présente dans tous les domaines au point que l’art semble se diluer, comme le décrit Y.Michaud. L’esthétique compris comme la transmission de sensations (agréables ou non) n’est plus le privilège de l’art, cela se généralise (publicité, marketing, presse, design…) et ne suffit plus pour définir ce qui relève uniquement du champ artistique. Si l’esthétique est utilisée dans tous les domaines, ce n’est pas anodin, c’est une façon efficiente de susciter l’intérêt du public (conférer un certain plaisir afin de lui vendre un moyen de l’atteindre). Je pense que l’art ne peut pas se soustraire à ce phénomène, tout comme, historiquement il a outrepassé de profondes remises en question (conséquences de
l’apparition de la photographie sur la peinture par exemple) il doit intégrer cela.

Ainsi, mes travaux provoquent un choc esthétique qui nait de la richesse des compositions, de leur complexité (accentué par leur monumentalité dans le cas de l’œuvre elle-même), brouillant leur lisibilité immédiate.

C’est un moyen de séduire le spectateur, de l’arracher aux flux d’images, à ce moment précis, c’est à lui de s’approprier l’œuvre en allant à sa rencontre. L’esthétique permet d’éveiller l’envie d’expérience artistique du public.

Cette expérience esthétique, qui tend à une certaine universalité (le fait d’éprouver une émotion) rend l’œuvre potentiellement accessible au plus grand nombre cependant la finalité de ces images n’est pas exclusivement esthétique. Plusieurs niveaux de lecture sont discernables dans mes travaux, souvent parsemés de références empruntées à l’histoire des Arts (Architecture, Peinture, Art Contemporain), aux Cultures Populaires (Bd, Tatouage) dressant ainsi un panorama de mes influences acquises tant dans mon cursus universitaire (Histoire des arts), qu’au cours de mes voyages.

Une grande importance est accordée aux différentes étapes du processus de création dans le but de créer du sens, chaque élément constitutif est soigneusement choisi pour sa signification, que ce soit les lieux de prises de vue des photographies ou l’origine et la provenance des matériaux des sculptures.

L’axe de recherche qui traverse l’ensemble de ma pratique, c’est l’organique.

En premier lieu, cela se réfère aux organes, aux tissus vivants, à la chair et au corps. Le dessin qui reste la base de mon travail quelque soit le médium, après 10 ans de pratique en atelier, a fait émerger un questionnement autour de ce sujet classique.

D’abord esthétique puis, suite à ma formation aux Beaux arts, j’ai mis en relation ces interrogations vis a vis de problématiques modernes et contemporaines (évolution de la représentation du Corps dans l’art, Corps comme sujet, comme œuvre ou en action…). Pour arriver à me demander comment réinvestir, aujourd’hui, ce sujet éculé ? C’est la collision entre ma pratique du dessin et la découverte de la photographie (comme pratique), qui va me pousser à entrevoir ce corps chair différemment. L’action de decontextualisation de l’image, la perte de vue du sujet, permet d’opérer un « déclassement » de l’objet en lui faisant perdre sa fonction. Ce déclassement, amène à l’Informe tel que le définit G.Bataille, ce processus abolît les dualités (le beau/le laid, le noble/l’ignoble, le réel/fictif…).

Dans un second temps le terme organique renvoie à une structure, à un agencement, composant un organisme.

Cette idée d’organique qui s’oppose sémantiquement, au terme fonctionnel, renvoie au Corps sans Organes (CsO) développé par G.Deleuze qui réfute toute notion d’organisation, appliqué au corps chair, étendable au corps social, à la porosité réel et fiction.

Enfin le terme organique sous entend à la fois l’idée de vivant, d’autonomie, de développement, de propagation, d’étalement, et d’envahissement. Or toute ces notions sont contenues dans mes travaux, de manière formelle dans la composition même des œuvres, dans les éléments ou les textures utilisées. Mais surtout, dans la structuration de ma pratique, j’alterne les techniques, mes œuvres se répondent entre elles quelques soit le médium, les thèmes abordés se recoupent, tout est intrinsèquement lié.

L’organique est cet élément prépondérant et fédérateur comme une sorte d’entité biologique indéfinissable qui s’éparpille et contamine l’ensemble de mes travaux. L’informe émerge, s’accapare mon travail, s’intègre et s’insinue dans le réel ou du moins ce qu’il en reste. De la sorte, mon travail revêt un aspect, étrange et inquiétant qui découle de cette réflexion autour de l’idée d’informe, de déformation, d’altération et dans sa mise en œuvre (relation entre la représentation et le support ou sa présentation).

Cela fait écho au concept d’inquiétante étrangeté mise en œuvre par H.Bellmer, auparavant formalisé par Freud sous le terme « Unheimliche » que l’on pourrait résumer par le fait de ressentir une sensation étrange, dérangeante voire effrayante face à quelque chose de familier (« quand la frontière entre fantaisie et réalité se trouve effacée, quand se présente à nous comme réel quelque chose que nous avions considéré jusque là comme fantastique, quand un symbole revêt toute l’efficience et toute la signification du symbolisé, et d’autres choses du même genre », S.Freud ).

Ce sera le point de départ de ma recherche plastique.